Les 10 choses que j’ai apprises à voyager seul autour du monde

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Après plusieurs voyages seul en Thaïlande, Islande et dans divers capitales européennes, je suis parti 5 mois en Amérique du Sud. Bientôt 6 mois après mon retour et après avoir vécu autant de choses en si peu de temps, il m’était impossible de rassembler mes idées ni d’expliquer à mon entourage tout ce qui s’est passé durant cette demi-année. Les rencontres, les paysages, les coups de déprime, les moments d’euphorie, les discussions sans fin, j’ai essayé aujourd’hui de rassembler mes idées pour en sortir une conclusion. Après avoir lu un article qui résume parfaitement bien mon état d’esprit en rentrant, je me suis dit qu’il était temps d’écrire. On ne peut pas être la même personne après une telle expérience, et que cela reste mon point de vue, voici ce que j’ai appris et sur lequel je construis la suite de ma vie.

  1. Apprendre à être (bien) lorsqu’on est seul

Voyager seul c’est avant tout passer beaucoup de temps avec soi-même. Dans le quotidien d’une vie active, il arrive rarement qu’on prenne le temps de ne rien faire, de ne parler à personne pendant une journée. Certaines personnes m’ont d’ailleurs demandé avant de partir si j’avais peur de m’ennuyer en voyageant seul. Eh bien je me suis ennuyé, souvent même.

Cependant, cet ennui qui durait quelques temps laissait placer à la réflexion, sur le monde, sur notre société, sur soi. Les très longues heures de bus (mon maximum a été 20h de suite) m’ont permis de voyager en profondeur et c’est finalement le voyage le plus important que j’ai fait. Aujourd’hui, je suis à l’aise d’être seul, de prendre du temps pour moi, sans avoir peur de m’ennuyer ou de paraitre anormal.

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  1. On peut vivre en étant soi-même, sans jugement

Les habitudes que nous avons créées depuis notre enfance pour être acceptés dans la cour d’école sont restées ancrées. Jouer un rôle, se conformer aux règles de la société ou faire des choix en fonction des autres, c’est malheureusement le quotidien de beaucoup d’entre nous. En effet, rares sont les gens qui acceptent d’être en dehors des codes culturels.

En voyage, il n’existe pas de coutumes, ou alors il est facile de changer d’endroit pour en avoir d’autres. Les personnes qu’on rencontre sur le chemin nous font remarquer nos incohérences, nos comportements vieux de plusieurs années que nous avons pris pour acquis. En sortant aussi longtemps de notre zone de confort, nous nous permettons d’être une nouvelle personne, libre de toute pression social.

  1. Le statut social n’a aucune importance

La société, en Occident tout du moins, nous met dans une case. Nous nous définissons par un emploi, un salaire, un lieu de résidence, une marque de voiture, etc. Pour partir voyager, j’ai quitté mon emploi, j’ai revendu une grande partie de mes biens et j’ai lâché mon appartement. J’étais bien embêté pour expliquer qui j’étais lorsque les personnes me le demandaient au début.

Et puis, au fur et à mesure, j’ai compris que j’étais bien plus que cela, avec des valeurs, des idées, des choses sont lesquelles je n’étais pas d’accord. Revenir aux fondamentaux et à ses émotions est la meilleure manière de savoir qui on est vraiment.

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  1. Les personnes sont plus importantes que les lieux

On a beau partir voyager seul, on ne le reste pas longtemps si on le souhaite. Dans les auberges de jeunesse, il est très facile de rencontrer d’autres voyageurs, de tout âge et de toute origine, qui cherche à faire des activités en groupe. De l’autre côté, les paysages qu’on visite, notamment en Amérique du Sud, sont incroyables. Patagonie, Amazonie, volcans et plages n’ont pas d’équivalent en Europe.

Cependant, j’ai souvent associé des endroits avec les personnes avec qui j’étais sur place. Partager un coucher de soleil en buvant une bière avec des gens qui étaient des inconnus 24h auparavant reste un souvenir qui m’a bien plus marqué qu’une marche au sommet d’une montagne à 4’600m. Et pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour confirmer ma théorie !

  1. Il faut savoir faire confiance aux autres

En arrivant à l’aéroport le premier jour, je voyais chaque individu comme un voleur potentiel. J’étais stressé et probablement pas très agréable, notamment lorsque je prenais le bus avec la peur qu’à chaque instant on me vole mon sac à dos (ma maison durant 5 mois).

Et puis, à force de répéter l’exercice plusieurs fois par jour, on perd progressivement son instinct de défense. On se dit que même si cela arrivait, ce ne serait pas la fin du monde. On voit les gens qui ne possèdent rien qui partage le peu de choses qu’ils ont. On se sent stupide, presque honteux, de penser uniquement à nous. Alors, à mesure qu’on fait confiance, les choses magiques apparaissent. Car au final, c’est l’état d’esprit dans lequel on est qui permet de vivre (ou non) des expériences hors du commun.

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  1. On ne peut pas tout gérer et ce n’est pas nécessaire

En revenant en Suisse, la première chose qui m’a marqué c’est les personnes qui se plaignaient sur le quai de gare d’un retard de 3 minutes. Même si les bus en Amérique du Sud partent à l’heure, il arrive fréquemment qu’ils arrivent (très) en retard. Arriver dans une auberge qui n’a plus de place disponible parce que le Pape décide de venir le lendemain, faire du stop depuis 2h sans avoir une seule voiture qui s’arrête, manger un plat sans savoir si ce qu’il y a dedans, toutes ces expériences nous forcent à lâcher prise.

Nous ne pouvons pas tout contrôler et c’est ce qui fait que nous vivons des choses uniques. Voyager permet d’être plus confiant avec l’incertain, plus serein. Car dans la grande majorité des cas, les choses finissent par s’arranger d’elles-mêmes.

  1. Moins tu possèdes, plus tu es libre

En partant en mode « backpacker », j’ai vécu avec un sac à dos de 70L qui représente l’ensemble de ses biens durant le voyage. Avant le départ, on refait 20 fois son sac, on enlève, on remet, on ajoute, on vide tout, bref c’est une vraie prise de tête. Après avoir donné 7-8 sacs de 110L d’affaires, un sentiment m’a traversé, celui de n’avoir presque rien et en même temps, tout ce dont j’avais besoin.

Durant le voyage, à aucun moment je n’ai regretté d’avoir seulement un jeans, 4-5 T-shirts ou 2 pulls. Le fait de mettre tout le temps les mêmes habits m’enlevait l’incertitude d’avoir mis les bons vêtements. Pas de voiture, pas d’appartement, pas de peur de perdre mes acquis. Depuis que je suis rentré, lorsque je me promène dans un magasin, je n’ai plus envie d’acheter.

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  1. Le monde est incroyable, malgré ce qu’on voit dans les médias

Depuis la Suisse, on a l’impression que le monde est dangereux, que le reste du monde est jaloux et veut nous voler notre argent. Eh bien, désolé, mais le reste du monde s’en fout de la Suisse ! D’ailleurs, lorsqu’on leur explique notre manière de vivre (50h/semaine de travail, les voisins qui ne se parlent pas, les personnes âgées dans les EMS), ils nous regardent plutôt avec de la pitié. La Suisse est un pays formidable, mais nous ne sommes pas mieux ou pires que les autres. L’Amérique du Sud n’est pas forcément plus dangereuse que le métro parisien ou la rue du Flon à 3h du matin un samedi.

Chaque endroit a ses richesses, humaines et naturelles, qui valent la peine d’être visitées et de s’y intéresser. Voyager permet de ne plus avoir peur des autres et prendre les différences comme des forces.

  1. Dans le voyage, comme dans la vie, il faut faire des choix

Avant de partir, on se dit qu’on va tout visiter. Une fois sur place, on se rend compte que c’est impossible, qu’il faut choisir d’aller ici et de ne pas voir cela. Comme dit précédemment, on apprend à fermer des portes pour profiter plus encore des lieux et des personnes qu’on rencontre sur le chemin.

L’itinéraire change constamment, en fonction des opportunités qui se présentent à nous et que nous sommes responsables d’accepter ou non. Moi qui avais de la peine de choisir, cela m’a fait comprendre qu’on ne peut pas tout avoir, et qu’au final, on doit allouer notre temps et notre énergie aux choses qui nous paraissent les plus importantes. Car à vouloir tout faire, on finit par ne rien faire ou à ne rien apprécier.

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  1. Le retour est plus compliqué que le départ

On m’avait prévenu, mais je ne voulais pas le croire. Rentrer en Suisse après une expérience pareille est difficile, même si j’ai choisi personnellement de revenir. En 5 mois, j’ai probablement plus changé intérieurement que les 10 dernières années. Ces changements, invisibles pour la plupart des proches, sont compliqués à expliquer. Comment résumer 5 mois de nouveauté à une table de personnes qui pensent que vous êtes parti au Club Med ? Par où commencer, alors qu’on n’a nous-mêmes pas encore compris ce qui s’était passé ?

En rentrant, on se sent perdu. Nous ne sommes plus la personne qui était partie, mais pas encore celle qui est revenue. Du coup, on a qu’une envie, c’est de repartir pour retrouver cet inconnu qui est devenu notre quotidien. Mais au fur et à mesure, on retrouve ses marques et on devient une personne « améliorée » par les expériences qu’on a vécues en voyage. On prend le meilleur des 2 mondes et on apprend à apprécier ce qui était devenu une habitude avant de partir (apéro en ville, randonnée dans les Alpes, coucher de soleil sur le Léman, boire l’eau du robinet). L’être humain possède une formidable capacité d’adaptation, ce voyage m’a permis de ne jamais l’oublier. Profitez des bons moments, ils ne sont pas éternels !

Je pense aujourd’hui avoir intégré une bonne partie de mon voyage, mais je sais qu’il me reste encore beaucoup de choses à comprendre. Je ne peux que vous encourager dans votre démarche de voyager, seul ou non, à explorer le monde et vous-même. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des remarques, et ne laissez personne vous décourager de vivre cette aventure extraordinaire !

2018-11-06T15:59:40+00:00By |Coaching, Voyage|